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Actualités de la filière

 
Le 22 mars, les adhérents de l’ONP étaient invités à l’AG de l’ADEP pour assister aux présentations de sujets d’actualité de la filière qui concernent aussi bien les poneys que les chevaux. Certains sont venus, d’autres ont fait part de leur curiosité et nous tentons ci-après de vous informer en quelques lignes.
 




 
La réforme de l’Etat sur la fusion des HN avec l’ENE a eu un accouchement lent et douloureux : l’IFCE a pris ses fonctions le 1er février 2010 et France Haras ne va pas tarder à naître sous la forme d’un GIP National que nous espérons tous voir se décliner en structure d’étalonnage et de services régionaux.
 
Charles de CERTAINES (Ministère de l’agriculture), nous donne plus de précision sur la mise en place de l’IFCE et du futur GIP national et nous assure que les régions auront leurs places dans cette réforme.
 
 
Le but de l’Etat dans le contexte budgétaire étant :
-         De recentrer les HN sur leurs seules missions de service public,
-         Les rapprocher de l’ENE, ce qui s’est finalement exprimé par une fusion des deux structures pour le service public entre autre, la gestion des équidés et l’entretien de la Base de Données existante.
-         Restructurer la filière sans aucun jugement de qualité sur l’existant.
-         Séparer le domaine concurrentiel de l’étalonnage, de l’identification et des services, car il n’appartient pas à l’Etat de se poser en concurrent du secteur privé mais il reconnaît les compétences des HN et ne souhaite pas abandonner cela sans préserver ce capital de qualité.
-         Aider la filière : réaliser une projection économique de la filière grâce à des études ciblées et garder un rôle d’appui et de soutien aux organismes de la filière (nationaux, comme la SHF ou Régionaux, comme les associations d’éleveurs).
Au 1er février, l’Institut du Cheval et de l’Equitation reprend les missions de service public des HN et de l’ENE. Le Conseil d’administration est en cours de nomination. Il comprendra des politiques, des techniciens, des professionnels, les président de la FfE et SHF (ce n’est ni un hasard, ni une coïncidence).
Les missions du domaine concurrentiel se mettent en place sous le contrôle de France Haras, géré sous forme d’un GIP, une formule souple juridique et règlementaire. Mission assurée en partenariat entre l’Etat, les professionnels, les collectivités territoriales (au niveau régional), les éleveurs et les races. GIP de niveau national au démarrage, suivit d’une déclinaison régionale. Reprise des activités par les vrais acteurs.
Les agents des HN seront répartis entre les 2 structures (IFCE et GIP) sans suppression de poste, avec le même statut et le même lieu d’emploi : par respect de la qualité du personnel.
 

M° MUSSAT (CG) nous assure qu’éleveurs et élus seront au côté de l’Etat pour la mise en place du GIP de France Haras et remercie Philippe MARTIN de sa forte mobilisation ces derniers mois sur le projet car grâce à lui les éleveurs du Pin sont connus et reconnus. Nous sommes de tradition de furieux individualistes et nous avons trouvé par sa voix un interlocuteur de qualité, organe d’expression de l’activité des éleveurs de la région.
Le CG de l’orne est déterminé à soutenir le site du HN du Pin. En octobre un accord tripartite d’1 million d’ euros entre le département, la région et l’état (sur 5 ans), pour améliorer et moderniser les structures du site du Pin, a été bloqué par la réforme des HN… Les fonds étaient présent et sont aujourd’hui perdus…ça n’est que la première étape mais qui paye a le droit d’être acteur à la décision.
Une étude sur le développement du tourisme et de l’évènementiel, a débuté il y a 15 jours et pour 10 mois et devra définir, non pas ce qui existe et ne va pas mais un projet avec un volet sportif, sur l’évolution des équipements et infrastructures du Pin pour offrir un meilleur accueil pour des épreuves de haut niveau. M. MUSSAT à profité de la sortie de Franck LEMESTRE pour nous dire combien il l’appréciait pour ses talents de communication et de mobilisateur d’énergies.
Pour parler de l’étalonnage et réagir aux lobbyings des étalonniers qui souhaitaient la mort des HN, une enquête a montré l’attachement des éleveurs de l’Orne aux HN et dévoilé la volonté d’éliminer un concurrent. Or il a de la place pour l’étalonnage public, il n’y a aucune raison de l’abandonner.
Charles de CERTAINES trouve que le GIP est une chance pour les éleveurs qui donne une réponse associative et collective au marché de l’étalonnage.
Philippe MARTIN, ravi des propos du Conseil Général, relate ce que l’on avait demandé à Franck LEMESTRE lors de son départ pour le Pin : « Que vas-tu t’enterrer là bas ? ». En effet, au niveau de la Région, le Pin était enterré en faveur de St Lô et Deauville.
Et M° MUSSAT de terminer en réponse à P.MARTIN : « on s’est battu, grâce à vous M. le Président. Intelligence, bon sens, écoute des autres… On parle beaucoup du Pin en France.
Sans vouloir être choquant ni rétrograde, il faut remettre au goût du jour la race Anglo-Normande. Les étalons étrangers sont passés de mode et conserver l’attrait de nos étalons pour les pays voisins.
L’Anglo-Arabe a été créé au Pin par M. BONNEVAL qui muté dans le sud (POMPADOUR), y a ensuite conçu le berceau de la race.
Le Pin n’est pas condamné à devenir un musée. Développer le tourisme, oui, mais reconnaître ce centre d’élevage dynamique.
 
François de SARS présente ensuite la « Société des Amis des Haras Nationaux », association reconnue d’intérêt général, dont l’objet est la sauvegarde et la valorisation du patrimoine équestre. De par sa dimension et sa qualité, celui des Haras nationaux fait naturellement partie des bénéficiaires privilégiés, d’autant plus que les restructurations en cours font peser une lourde hypothèque sur son avenir. Créée fin 2008, cette association, présidée par Monsieur Jean-Paul Guerlain, réunit actuellement plus d’une centaine d’adhérents et mécènes. Grâce à leur appui, elle a pu, en 2009, soutenir la rénovation d'une toiture sur le site du Pin. Un programme d’action, s’étalant sur les années 2010/13 a été établi, pour la réalisation duquel elle fait appel au soutien de tous, en rappelant que les financements obtenus font bénéficier les donateurs d’avantages fiscaux particuliers. En conclusion de sa présentation, François de SARS rappelle l’importance des racines culturelles, surtout dans les périodes de crise ou d’uniformisation mondiale. Ce propos est repris par Philippe Martin, qui insiste particulièrement sur le devoir de chacun de participer à la transmission du patrimoine de tous.  Tous les détails sur le blog de l’association  « amisdesharasnationaux.blogscheval.net »
 
Bruno MELLET  nous informe sur la mise en place de la Société-Mère pour soutenir les producteurs qui se regroupent. Une structuration sur les enjeux majeurs et une stratégie de projets. Elle est approuvée dans ses statuts par le Ministère de l’agriculture.
Y sont représentés :
-les propriétaires/cavaliers
-Les Races
-les associations régionales et chambres syndicales
-les cooptés
Le projet est d’avoir des ambitions communes dans le circuit de valorisation et de commercialisation du jeune cheval/poney de sport, sans tenir compte du nombre de voix ou du poids de chacun. Servir d’interlocuteur unique et cohérent face à l’Etat.
« Nous avons besoin que vous vous organisiez, c’est dans votre union que nous pourrons plaider votre cause vis-à-vis de l’Etat ».
La FIVAL avait été créé alors que les Races n’avaient pas le rôle de génétique qu’elles ont aujourd’hui. Il n’y avait que la FNC (via la FNSEA)… Avec la restructuration des HN, les Races remplissent un rôle prépondérant et grâce à la Société Mère face au pouvoir public nous avons ainsi une entité cohérente, performante méritant des aides.
Questions :
-Que devient l’UNIC (F. Rivière) ?
-Un outil vers l’international. Aujourd’hui ses membres mettent de l’argent sur la table. Elle permet à l’ensemble des acteurs de facilité les démarches à l’étranger et à l’exportation.
-Quel est le positionnement de la FNC face à la Société Mère ? (A. Hardy)
-Elle à le rôle d’un syndicat et interlocuteur fiscal et juridique. Elle aborde aujourd’hui la question du « cheval, animal de compagnie ». C’est une requête à prendre au sérieux, même si ça a peu de chance d’aboutir après tous les combats pour obtenir le statut agricole.
 

 

Article mis en ligne le 19/05/2010.



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