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Grippe équine américaine

La grippe équine américaine frappe n’importe où et n’importe quand
 
La dérive antigénique des souches explique chaque année l’émergence de nouveaux foyers. D’où la nécessité de réactualiser les vaccins.




 
La grippe équine est une maladie sévère, qui chaque année reste d’actualité. Les récentes épizooties en Afrique du Sud, puis au Japon, en chine et, en août 2007, en Australie jusque-là indemne, sont toutes reliées à des virus Influenza Equi de la lignée américaine (Florida). Le virus est introduit par un cheval isolé, parfois même après avoir été mis en quarantaine. Le virus se transmet par voie aérienne. Il a la capacité de survivre dans l’environnement sur les personnes ou les équipements selon les conditions externes.
 
Des nouveaux foyers dans des populations vaccinées.
La dérive antigénique par rapport aux souches analogues à A/equi 2/Newmarket 1/93, qui entrent dans la formulation de nombreux vaccins commercialisés dans le monde, explique le plus souvent l’apparition de nouveaux foyers de grippe dans des populations pourtant vaccinées. En effet, le virus mute facilement. Il est capable d’échapper aux défenses immunitaires de l’hôte par des dérives antigéniques régulières aboutissant à l’apparition de nouvelles souches. Cette dérive (drift en anglais) conduit à une diminution progressive et insidieuse d’efficacité des vaccins. Les Souches vaccinales, au départ homologues ou analogues aux souches sauvages, protègent de moins en moins bien contre de nouvelles souches sauvages de plus en plus éloignées et... hétérologues. C est pourquoi ‘Office International des Epizooties (OIE) recommande une réactualisation régulière des souches entrant dans la composition des vaccins.
Sur le plan clinique, la maladie se caractérise par une forte fièvre, de l’abattement, une toux plutôt sèche et un jetage plutôt séreux. Des complications bactériennes secondaires de type pneumonie ou péricardite aggravent le tableau clinique.
 
Des longues périodes de convalescences
La grippe équine reste donc une maladie infectieuse contagieuse d’actualité, cosmopolite
pénalisante. Malgré la vaccination, elle D”it sévir à tout moment et en tout lieu dans le monde. Les pertes économiques sont considérables avec de longues périodes de convalescence, supérieures à trois semaines, de quarantaine, et l’annulation de manifestations sportives…
Dans ce contexte, Merial, en actualisant les souches contenues dans PROTEQFLU, s’engage aux côtes des vétérinaires pour offrir aux propriétaires de chevaux un vaccin unique garantissant la meilleure protection possible. Cette innovation vaccinale est en outre une opportunité pour adopter un positionnement « haute qualité ».

Une primo-vaccination en 3 injections
Au cours d’une infection naturelle, la réponse immunitaire met en jeu des phénomènes complexes, à la fois humoraux (anticorps produits par les lymphocytes B) et cellulaires (lymphocytes T cytotoxiques). La protection induite par les vaccins est ainsi fortement corrélée au niveau d’anticorps circulants (titrage des antihémagglutinines) et à l’activité de lymphocytes T que la méthode Elispot peut désormais détecter. Les anticorps ont une durée de vie courte et nécessitent de multiples rappels pour maintenir une immunité dans les populations à risque. Ainsi, le protocole de primo-vaccination ne comprend pas deux mais trois injections: J0, J + 4-6 semaines et J + 5 ou 6 mois. Les rappels sont ensuite annuels.
Enfin, un vaccin ne peut être efficace que si la souche vaccinale contenue et la souche sauvage du terrain sont génétiquement similaires: analogues ou homologues.
Vetomecum n°303 – SEPTEMBRE 2008

Article mis en ligne le 22/10/2008.



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